Le risque de chute dans le secteur du bâtiment
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L’APAS 17 vous propose des Questions/Réponses sur le risque de chute dans le secteur du bâtiment.
Que dit la réglementation sur le travail en hauteur ?
La réglementation ne fournit pas de définition précise du travail en hauteur. Il incombe à l’employeur d’identifier le risque de chute de hauteur lors de l’évaluation des risques. Le Code du travail établit des règles concernant la conception, l’aménagement et l’utilisation des espaces de travail, ainsi que la conception et l’utilisation des équipements pour les travaux en hauteur. Des règles spécifiques s’appliquent dans le secteur du BTP et à certaines catégories de travailleurs.
La réglementation applicable au travail en hauteur découle principalement des dispositions du Code du travail. Sa prévention est régie par les principes généraux de prévention (articles L. 4121-1 et suivants).
Les chutes de hauteur peuvent survenir depuis un toit, un pylône, un mur, une échelle, une passerelle, une fosse, un véhicule à l’arrêt… Elles se produisent lorsque le poste de travail n’est pas ou pas assez protégé ou lorsque le dispositif de protection n’est pas adapté.
Sources :
Quels sont les principaux types d’accidents liés aux chutes de hauteur ?
- Chutes à travers un toit ou une surface fragile
- Chutes dans le vide, notamment lors des travaux en extérieur
- Chutes dans des ouvertures comme des trous, des trémies, des fenêtres ou encore des escaliers
Quelles sont les principales causes de ces chutes ?
- L’absence de dispositifs de protection collective, comme des échafaudages ou des plateformes sans garde-corps
- Le manque de protections individuelles, telles que des harnais antichute
- L’utilisation ou l’installation incorrecte de dispositifs de protection, comme des points d’ancrage non conformes
- Manque de formation des travailleurs sur les bonnes pratiques de prévention
Source :
Qui est le plus exposé à ces risques ?
Les chutes de hauteur sont souvent associées aux métiers de charpentier ou de couvreur, mais ce risque concerne en réalité tous les professionnels du BTP. Par exemple, un électricien en train de changer un luminaire, un maçon renforçant une façade ou un plombier travaillant à un étage supérieur sont également exposés. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de se trouver à une grande hauteur pour tomber. Un peintre, par exemple, en utilisant un marchepied, peut facilement perdre l’équilibre, tomber en arrière et se heurter la tête. Si ce dernier ne porte pas de casque ou si celui-ci n’est pas bien ajusté, les conséquences peuvent être très sérieuses.
Source :
Comment prévenir ces accidents ?
- Organiser le chantier en limitant au maximum le travail en hauteur lorsque cela est possible
- Privilégier en premier lieu les protections collectives : échafaudages avec garde-corps, filets de sécurité, plateformes de travail
- Mettre à disposition des équipements de protection individuelle (EPI) et vérifier leur bon usage (harnais, longes avec absorbeurs d’énergie)
- Former les travailleurs à l’utilisation des EPI et aux bonnes pratiques de sécurité
Sources :
Quels outils l’OPPBTP propose-t-il pour réduire ces risques ?
L’OPPBTP met à disposition des guides pratiques et des modules de formation en ligne sur la prévention des chutes de hauteur. Le guide « Travaux en hauteur : anticiper 21 situations à risque » recense les principaux dangers et propose des solutions concrètes adaptées à chaque métier.
Quels sont les chiffres clés sur ce risque ?
20
Moyenne du nombre de décès, chaque année, liés aux chutes de hauteur recensés dans le BTP
1 sur 5
Nombre d’accidents mortels dû à une chute de hauteur
3 sur 4
Part des accidents dans les entreprises de moins de 50 salariés
4
Moyenne des mois d’arrêt pour les accidents liés aux chutes de hauteur
12 %
Part des accidents du travail en France avec quatre jours d’arrêt et plus, tous secteurs confondus



Pour aller plus loin :